Bienvenue sur le blogue d'un gars... et d'un père!
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur mon blogue!
Aussi souvent que possible (traduction: Quand je ne suis pas en train de consoler un de mes fils qui vient de s'enfoncer la face sur la céramique ou sur un coin de mur; Quand je n'ai pas un rush de travail; Quand ma femme ne me dit pas qu'elle manque d'amour; Quand le Canadien n'est pas sur la patinoire, etc.), je viendrai vous écrire de courts billets.
Espérant que vous y prendrez autant de plaisir que moi.
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À bientôt!
Jean-François Quessy
*** Tous les textes publiés ici le sont en mon nom personnel et ne représentent aucunement la pensée d'autres gens ou organisations.
jeudi 31 janvier 2013
L'arrivée de bébé 2 (2e partie)
*** Suite du billet publié le... ???
Ce qui se passe dans ma tête en ce moment:
Hum... Quand déjà? Il y a bien trop longtemps que j'ai écrit cette première partie. J'ai publié deux textes depuis, c'est n'importe quoi! My God! Je dois aller relire le texte pour me remettre dedans un peu. Ok, j'étais rendu au bout où fiston est né et où les infirmières sont parties avec parce qu'il avait des problèmes respiratoires.
Ça n'a comme
pas de bon sens de publier la suite plus d'un mois et demi plus tard,
c'est totalement ridicule! Non, mais, qu'est-ce que je fais de mes journées depuis le 12 décembre? Depuis que j'ai écrit cette première partie de récit.
Évidemment, il y a ce deuxième bébé qui est entré dans notre vie. Un beau cadeau du ciel! Ça explique probablement en grande partie pourquoi mes semaines débordent depuis!
Heureusement, ses problèmes respiratoires ont fini par se résorber après quelques heures à l'hôpital. Quand je repense à ça...
Je me souviens de lui sur la table chauffante, dans sa petite cabane à oxygène. Je me rappelle les infirmières qui lui rentraient des tubes pour retirer des sécrétions. Et l'infirmière qui téléphonait au médecin pour lui demander le niveau de saturation (le taux d'oxygène dans le sang) qu'il jugeait acceptable. Je me souviens surtout de moi, qui jouait au boomerang entre notre chambre et cette petite salle réservée aux nouveaux-nés qui ont des difficultés. Moi, qui posais sans cesse des questions au personnel.
- Êtes-vous certaine que ça va aller?.
- Pour l'instant, ça va.
- Sa respiration haletante? Son taux d'oxygène? Vous êtes certaine que ça va se replacer?
- Au moment où on se parle, ça va.
Je me trouvais tellement impuissant et j'étais mort d'inquiétude. Et, lorsque je me « re-boomerangais » vers notre chambre, je devais tenter d'être rassurant avec ma conjointe alors que je n'étais en fait, sûr d'absolument rien.
Ça a duré quelques heures, puis il est revenu nous rejoindre vers la fin de la nuit, peut-être trois ou quatre heures après l'accouchement. Enfin! Après, nous avons eu une superbe journée pendant laquelle notre grand garçon est venu nous rendre visite. Il était tellement content en entrant dans la chambre. Ses « bébé, bébé! » résonnaient et son excitation était palpable. Il s'est empressé de venir à la rencontre de son petit frère puis, une dizaine de minutes plus tard, il est reparti avec sa grand-maman, sans pleurer, sans résister, sans nous supplier de rester avec nous. C'était comme s'il savait, du haut de ses deux ans, que c'était la chose à faire. Je comprends que nous l'avions bien préparé, mais nous ne nous attentions pas à ce qu'il quitte en nous faisant des « bye-bye » et des grands sourires, alors qu'il n'a vraiment pas l'habitude de ne pas dormir avec nous.
Nous avons eu une belle nuit et, dès le lendemain, moins de 48 heures après être arrivés à l'hôpital, le médecin nous offrait de retourner tranquillement à la maison. Wow! Cadeau du ciel!
Après, que s'est-il passé pour que je ne vienne pas sur le blogue écrire la suite de cette histoire?
Fin-novembre. C'était l'enfer avec bébé. Au tout début, il était intolérant à son lait. Il criait, pleurait, se tordait de douleur. Nous avions beau essayer n'importe quoi, rien de fonctionnait. Puis, nous sommes passés à un lait « réduit en fer ».
Pas de succès.
Nous étions en décembre. Le verdict de reflux gastro-oesophagien est tombé. Pas un cas léger. Un beau problème. Intolérance au lactose? Peut-être. Un nouveau lait spécialisé.
Ça semblait s'améliorer, mais ça n'a pas duré vraiment longtemps. Il fallait ajouter des médicaments. On nous a prescrit du « Zantac » et ça a fait un petit effet, mais ça n'a pas tenu la route. Nous avons attendu un peu pour revoir son médecin.
Le 20 décembre s'est pointé. Déjà! Ouf! Ça passe vite!
Rien n'était simple et le Temps des Fêtes était déjà à nos portes. Et, de mon côté, mon baromètre d'énergie était à zéro. J'étais incapable de refaire le plein et je me demandais de quelle façon nous allions nous en sortir. Nous ne vivions pas un retour à la maison « standard ». Heureusement, fiston venait de recevoir un nouveau médicament: le « Prévacid ».
Nous étions bourrés d'espoir!
Puis, il y a eu des vomis. Et un peu plus. Et encore. Mais, il buvait et il demeurait bien hydraté. Sauf qu'une bonne quantité de lait ressortait. Le 24 décembre, ma conjointe a lâché un coup de fil au 811.
[...]
- Des vomis en jet.
- Madame, des vomis en jet, on parle vraiment de « jets ». Ce n'est pas comme régurgiter, on s'entend?
- Voilà! Il est en train d'en faire un dans les bras de mon chum en direct! Environ deux mètres... Est-ce que c'est assez pour vous pour qu'on puisse parler de « jet »?
- Deux mètres? Ça presse! Il faut consulter rapidement! On ne peut pas attendre!
Même si nous savions que sa condition physique générale était bonne (une famille truffée d'infirmières!), comme la dame nous avait fait sentir comme de très mauvais parents, ma conjointe a pris la direction de l'urgence, sur l'heure du souper.
Oui, l'heure du souper du 24. Le même soir où nous avions prévu aller à l'église à 20h pour rejoindre la famille par la suite. Le lendemain de la journée où j'étais moi-même allé à l'urgence avec notre grand puisqu'il venait d'aligner quatre journée de forte fièvre et qu'il ne s'endurait plus. Quelques jours après avoir consulté un ophtalmologiste pour apprendre que notre grand devrait porter des lunettes. Deux jours après avoir couru dans toutes les cliniques pour trouver des montures avec lesquelles il n'aurait pas l'air de Harry Potter.
Nous étions morts d'épuisement. Heureusement, ma blonde avait un meilleur moral que moi. En fait, je pense que j'étais cinq fois plus crevé que lors de la naissance de notre premier.
Vous savez, quand on parle de bon « timing »!
Alors le médecin a fait arrêter le deuxième médicament, pour remettre le premier. Oui, les vomis ont arrêté, mais le reflux n'était pas réglé. Et là, entendons-nous que nous ne pouvions pas revoir son médecin dans les jours qui allaient suivre!
Heureusement, ma conjointe a eu l'agréable surprise d'être TOUTE SEULE avec le petit à l'urgence. Alors, prenez ça en note, si vous avez à être malade, faites ça le 24 décembre. Nous avons pu rejoindre la famille vers 23h.
Seule petit hic: le médecin de l'urgence avait soulevé certains doutes sur la possibilité de diagnostic d'une « sténose du pylore » (Problème avec un petit muscle permettant aux aliments de passer de l'estomac à l'intestin grêle. Affecte surtout les petits garçons de 2-3 semaines.Demande une intervention chirurgicale rapide) et il voulait que ce soit vérifié dans les plus brefs délais.
Le lendemain matin, après quatre heures de dodo, nous recevions un téléphone nous demandant de nous diriger dans les 30 prochaines minutes à l'hôpital pour une échographie. Avez-vous déjà vu une famille en pyjama, les crottes dans les yeux, déjeuner et s'habiller en 15 minutes, vous? Mission accomplie.
Nous nous attendions au pire, mais nous ne voulions pas l'entendre. Surtout pas moi, je crois. J'avais besoin d'un petit « repos mental ». Nous avons déjà eu des épreuves avec notre premier enfant (je n'ai encore jamais réussi à trouver les mots pour vous en parler, d'ailleurs) et je n'avais pas envie de retourner séjourner dans un hôpital. Lorsque le médecin échographiste-radiologue nous a confirmé que tout était normal, je suis sorti de la salle avec notre grand garçon et nous sommes allés nous promener dans le corridor, en attendant que la deuxième moitié de famille vienne nous rejoindre.
À chacun de mes pas, une larme coulait.
Soulagé. Tellement soulagé.
Et puis, nous sommes retournés vivre notre Temps des Fêtes avec un grand garçon chez qui nous tentions tant bien que mal de contrôler la fièvre (puisque nous étions incapables de contrôler son humeur massacrante, nous nous rabattions au moins sur la fièvre!) et un bébé qui pleurait, faisait des « ballounes », régurgitait, se tortillait et semblait trouver sa vie si difficile.
Let's go! Dans la famille de ma femme.
Let's go! Trois heures de route pour passer quelques jours dans ma famille.
Finalement (parce qu'il doit y avoir un « finalement » à un moment donné), au début du mois de janvier, le médecin de bébé a fait une combinaison des deux médicaments, espérant que le résultat serait concluant.
Au moment où on se parle, les problèmes de reflux ne sont pas résolus à 100%, mais nous pourrions dire qu'ils ont diminué de 90%. Depuis le 10 janvier, nous avons un bébé neuf! Un super bébé. Un bébé qui sourit tout le temps, qui aime la vie, qui est curieux, qui rit, qui interagit et qui, dieu merci, semble BIEN. Il est irrésistible et merveilleux!
Ça devait être pour ça que je n'avais pas encore écrit la deuxième partie de ce récit d'accouchement. Mais là, tout le monde commence à reprendre le dessus et, peu à peu, la vie reprend un rythme plus « normal ».
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1 commentaire:
Je te lis et les larmes coulent!!! Les hormones de fin de grossesse me diras-tu ;-) Ce fut tout un début de vie pour ce petit trésor mais il a la chance d'avoir des parents plus que merveilleux pour prendre soin de lui :) Gros Bisous à toute la famille, et à toi mon Ami, la mention d'un compteur touchant hors pair xxxx
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