Bienvenue sur le blogue d'un gars... et d'un père!

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur mon blogue!

Aussi souvent que possible (traduction: Quand je ne suis pas en train de consoler un de mes fils qui vient de s'enfoncer la face sur la céramique ou sur un coin de mur; Quand je n'ai pas un rush de travail; Quand ma femme ne me dit pas qu'elle manque d'amour; Quand le Canadien n'est pas sur la patinoire, etc.), je viendrai vous écrire de courts billets.

Espérant que vous y prendrez autant de plaisir que moi.

Vous pouvez aussi me lire sur le site Internet de Naître et Grandir et me suivre sur ma page Facebook officielle.

À bientôt!

Jean-François Quessy

*** Tous les textes publiés ici le sont en mon nom personnel et ne représentent aucunement la pensée d'autres gens ou organisations.

mercredi 6 février 2013

Chronologie d'une fin de semaine à l'eau

1. Si vous avez lu mon dernier texte sur le blogue ( L'arrivée de bébé 2, 2e partie ), vous comprenez que nous tentons, peu à peu, de reprendre des forces et de retrouver une certaine routine de vie. C'est dans cet esprit que nous avions un plan.

2. Nous avions décidé de nous changer les idées et d'aller passer une fin de semaine à Québec, chez des amis (le parrain et la marraine du petit dernier). Excellent moyen pour décrocher, pour changer d'air, pour être avec des gens que nous apprécions beaucoup, pour aller faire un tour au Carnaval, pour déguster de bons repas avec une bouteille de vin, pour faire des visites-surprise à d'autres copains, pour aller acheter quelques petits trucs bien précis, etc.

3. Puis, grand fils et moi-même avons été attaqués de façon virulente par « Madame G » (le mot « gastro » dans un blogue, je trouve ça so-so alors appelons-la comme ça). Ça a été de courte durée, mais d'une intensité non-négligeable. Vous ne voulez pas en savoir davantage.

4. Vendredi matin, l'heure du grand départ pour Québec a sonné. Ce nétait pas « Madame G » qui était pour nous ralentir puisque nous n'avions plus de symptômes depuis plus de 72 heures. Enfin! Nous étions en parfait contrôle et fin prêts à charger (ou « surcharger » )notre véhicule: les valises, les traîneaux, une pousssette, un « parc » pour le dodo de bébé et tout ce qu'il faut pour partir en famille, à trois heures de la maison.

5. Nous étions de bonne humeur, nous chantions en route et notre grand garçon était très excité de voir les gens de qui nous lui parlions depuis plusieurs jours (Sans parler du fameux Bonhomme carnaval qu'il allait rencontrer. Oui, celui qui danse et touche ses pieds sur YouTube). Départ du Lac-St-Jean.

6. Plus les kilomètres passaient, plus ma blonde se demandait ce qui se passait dans son corps (Bon... vous connaissez la fin, mais laissez-moi terminer quand même!). Deux heures plus tard, un arrêt à « L'ÉTAPE » pour dîner. Elle n'avait pas très faim. Un drôle de mal de ventre. Des frites et du poulet? Beurk!

7. Stoneham, à quelques minutes de la capitale. Ça grouille de plus en plus dans son bedon. Détour dans une pharmacie. Je débarque.

- Imodium Avancé, monsieur.
- Ce n'est pas grave de prendre ça? Si jamais c'était « Madame G », ce n'est pas dangereux de tout bloquer?
- Ne vous inquiétez pas, s'il faut que ça sorte, ça va finir par sortir, mais ça va peut-être retarder le tout un peu.
- D'accord, je vais vous en prendre un paquet.
- Vous êtes chanceux, c'est un nouveau. Il soulage même les gaz! Ça ne le faisait pas avant! (qu'il m'a dit, avec un sourire qui cachait une envie de rire certaine)

Comme si j'avais le goût de rire. Et, j'ai rejoint le reste de la famille. Nous sommes repartis.

- Chérie, tu veux qu'on retourne à la maison? On vire de bord, pas de problème!
- Oublie ça, impossible. Pas capable de retraverser le Parc.
- Tu penses que c'est « Madame G »?
- Je ne sais pas encore. J'espère que non. J'ai espoir, mais ça brasse.
- On fait quoi? On va chez les amis quand même ou pas?
- Continue encore, on va voir. On pourrait peut-être prendre une chambre d'hôtel, pour être certains de ne pas les contaminer advenant que ce soit « Madame G »?
- C'est sûr qu'on n'a pas envie d'entrer ces microbes-là chez eux!

8.Sans entrer dans les détails, la vie nous a vite fait comprendre que nous ne verrions personne ce soir-là et que nous prendrions une chambre isolés du reste du monde. Non, « Madame G » n'était pas derrière nous et, comme quelques jours plus tôt, elle a fait son oeuvre en condensé, mais toujours avec intensité. Pendant que je « dégustais » de succulents repas congelés, ma conjointe prenait une coupe de Pedialyte aux raisins à mes côtés (solution de réhydratation orale). Croyez-moi, le seau pour rafraîchir le vin s'était trouvé une toute nouvelle vocation. Quelle belle soirée!

9. Le lendemain matin, je suis parti déjeuner au McDo avec les deux garçons, remplissant le grand d'un bonheur indescriptible! Par la suite, nous sommes retournés chercher maman et  tous nos bagages, puis nous avons repris le chemin de la maison.

Pas d'amis, pas de Bonhomme, pas d'emplettes, pas de relaxation. Rien de tout ça. Qu'une péripétie qui nous a coûté cher pour rien.

10. Mais, depuis samedi, fiston nous répète sans cesse à quel point il a aimé aller à Québec, dormir à l'hôtel et déjeuner au McDo. Il a oublié tout ce qu'il n'a pas vu, ce qu'il n'a pas fait et ce qu'on lui avait promis, mais il a gardé en tête les bons moments. 

Il se souvient très bien qu'il avait un grand lit par terre, tout plein d'oreillers et de couvertures, puis qu'il a dormi juste aux côtés de papa et maman.

Et, plus j'y pense, plus je me dis qu'il n'a pas tout à fait tort.

Alors, aussi bien ressortir nos paires de yeux d'enfants!


2 commentaires:

Blog de Djoude a dit…

Souvent, c'est les adultes qui sont déçus d'une situation! :) Tout est une question de perspective! :) Bon repos à la maman ;)

Anonyme a dit…

J'adore! Ayant moi-même des enfants et fréquenté souvent des Hotels, Motels lors de nos vacances. Je sais à quel point le séjour est si apprécié des enfants. Merci de m'avoir fait sourire en ce mercredi neigeux..

Cristina