Ai-je le cancer? (partie 1/2)

Ça a commencé par du sang dans mon urine, puis des maux de ventre. Et là, bing bang! Les examens se sont enchainés à un rythme que je n’aurais jamais cru possible. Jusqu’à ce que je me demande si un cancer n’était pas en train de me ronger.

Je mets cartes sur table et je vous parle de mon body comme si on était des bons chums un vendredi soir. Depuis quelques années déjà, j’étais au courant que j’avais des traces de sang dans mon urine. Rien de visible à l’oeil nu, mais pour avoir eu quelques analyses pour différentes raisons, je le savais.

Ça m’a pris un bon bout de temps avant de pousser ça plus loin parce que:

1- Je suis un gars et les gars mettent un temps fou avant de consulter pour des problèmes de santé, physiques ou psychologiques;

2- Mon père a aussi des traces de sang dans son urine, ça a été comme ça tout sa vie et tout est normal donc, il y avait des chances que ce soit tout simplement héréditaire de mon côté.

L’urologue

Au début 2016, j’ai décidé de prendre ma santé en mains pour m’éviter de mauvaises surprises. J’avais une référence en urologie de mon médecin de famille depuis un bout de temps et j’ai choisi de faire véritablement quelque chose avec le papier qui sommeillait dans un coin sombre de ma commode. Je me suis donc dirigé avec joie (pointe d’ironie ici!) pour un premier rendez-vous avec un urologue, sachant très bien qu’il me confirmerait que, par mesure préventive, il faudrait me rentrer une caméra dans le pénis lors de ma prochaine visite.

On ne passera pas par quatre chemins, disons-nous les vraies affaires!

Pour le deuxième rendez-vous, je me suis pointé à l’hôpital et j’ai enfilé la fameuse jaquette, en prenant bien soin de rester le « stock à l’air » en dessous. En attendant d’être appelé au micro, nous étions 8 personnes sur des chaises droites dans une pièce d’environ 10 pieds x 10 pieds.

Un genre de proximité dont je n’avais jamais rêvé. D’autant plus que les gens à mes côtés ne ressemblaient en rien à des cheerleaders.

Ça fait toujours bizarre de savoir que t’as 7 personnes à côté de toi qui n’ont pas de bobettes et qui pensent toutes en même temps que les 7 personnes autour d’elles n’ont pas de bobettes non plus.

Ou, c’est juste moi qui pensais à ça, je ne sais pas. Mais, je sais que j’étais très concentré pour m’assurer que mon snack reste à l’abri de tous les regards et pour qu’il y ait bel et bien du tissu entre mes fesses et la chaise. Pendant ce temps-là, j’écoutais tout le monde se parler de leur plus récente colonoscopie ou cystoscopie.

Passionnant? Bof, pas tant que ça.

Bref, j’ai été appelé. Je me suis dirigé vers la salle de torture, j’ai croisé l’urologue qui m’a glissé au passage: « Ce ne sera pas long. Je vais manger mon sandwich au jambon, pis je reviens m’occuper de toi! »

Je lui ai répondu: « Parfait, merci! ».

Je ne savais pas si je devais me sentir rassuré qu’il aille reprendre des forces avant de m’enfiler une caméra dans le… Après tout, je ne voulais pas qu’il soit trop énergique au moment de l’examen, mais je ne souhaitais pas non plus qu’il s’endorme pendant que j’avais une caméra dans le pénis.

J’étais ambivalent devant l’idée de son sandwich.

Puis il est revenu, il m’a fait coucher et deux jeunes infirmières ont levé ma jaquette. Pendant une fraction de seconde j’ai imaginé quelque chose d’autre, mais elles ont bel et bien fait leur travail. Toute cette belle équipe m’a injecté un liquide pour me « geler le couloir ». Apparemment, à mon âge, c’est plus serré et quand on vieillit, l’urètre gagne du « slack ».

Eh! Ben! Content de l’apprendre. J’ai une belle urètre serrée!

Crédits Futura sciences goo.gl/KqEJDU

L’urologue m’a offert de regarder l’examen sur la télé en me disant que ce serait vraiment intéressant. J’ai ri en lui répondant: « Non, merci, ça va aller, faites ce que vous avez à faire et vous me direz le résultat ».  Il a tenté de me convaincre parce que selon ses dires, ça allait être réellement passionnant.

Mais, bon… Si j’avais voulu passer mes journées à regarder des intérieurs de trous de cul, de pénis et de vagins, je serais devenu urologue ou gastro-entérologue. J’ai passé mon tour et je l’ai généreusement laissé se gâter tout seul!

Dix minutes de plaisir plus tard, il m’a dit que tout était conforme dans ma tuyauterie.

Heureux de pouvoir porter des boxers à nouveau et d’avoir un pénis normal, j’étais sur le point de repartir et d’aller à la maison me faire un délicieux sandwich au jambon (j’avais juste ça dans la tête!)quand il m’a dit qu’il faudrait cependant voir un néphrologue, le spécialiste des reins, au cas où le problème serait à l’intérieur et non dans la mécanique externe.

Un peu déçu que l’investigation ne se termine pas là, j’ai quitté l’hôpital en me disant qu’à tout le moins, deux infirmières rêveraient probablement à moi avant de se coucher… (Hey! C’est mon histoire, je peux la raconter comme je veux!)

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2 réflexions au sujet de « Ai-je le cancer? (partie 1/2) »

    • 9 janvier 2017 à 7 h 23 min
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      Merci Marie-Josée! Tel qu’écrit sur ma page Facebook: La suite sera pour bientôt, je vais bien, ne vous inquiétez pas. 😉

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