ARRÊTE DE VOULOIR QUE TON CHUM EN FASSE AUTANT QUE TOI!

Les femmes qui se plaignent que leur conjoint n’en fait pas autant qu’elles dans la maison ont un foutu problème sous les bras. Et la meilleure façon de le régler, ce serait de réfléchir à une solution au lieu de jouer les martyres dans des groupes Facebook de filles frustrées.

Je ne suis pas en train de dire que les gars ont le droit de se pogner le derrière et que les filles devraient être en charge de tout pour faire rouler la maisonnée. Je suis juste exaspéré de lire des filles qui se plaignent d’en faire plus que leur chum et qui hésitent à le pogner par les couilles, à serrer (pas trop, juste assez!) et à lui murmurer à l’oreille: « Hey, le grand! Déniaise, j’suis pas ta bonne! »

TÂCHES MÉNAGÈRES: SUJET DE DISCORDE

Le cash, le sexe, l’éducation et la discipline des enfants, la famille élargie et… Les tâches ménagères! Voilà les 5 principales causes de conflit dans un couple selon un récent sondage CROP. Pas tellement surprenant, me direz-vous.

Mais, comment se fait-il que l’on se chicane à ce point-là lorsqu’il est question d’aspirateur, de moppe, de plumeau et de vaisselle sale? Il me semble pourtant que l’entretien et les tâches ménagères sont une nécessité pour tout le monde et que chacun devrait faire la part des choses pour que toute la famille en bénéficie.

Alors, pourquoi s’engueule-t-on?

Parce que les filles n’expriment pas clairement leur ras-le-bol? Parce que les gars ne font pas les tâches comme leur blonde le souhaiterait? Parce que les hommes ne font pas autant de tâches que les filles? (La même situation pourrait être inversée, mais les données nous indiquent que ce sont encore les femmes qui en font plus, même si l’écart tend à s’amoindrir)

Pourtant, sans vouloir jouer au psy (et parce que je ne vous ferai pas croire que tout est toujours parfait chez-nous!), il me semble que le respect de 3 petites règles de base règlerait pas mal tout.

Règle no 1: Se parler

J’ai comme principe qu’on peut difficilement se plaindre au monde entier pour une problématique que l’on n’a pas  clairement exposée et tenté de régler au préalable. En commençant par discuter et exprimer notre malaise ou notre mécontentement, on se donne déjà une chance d’améliorer notre sort.

À condition de le faire dans un réel but de faire changer le vent de bord et non avec l’intention de planter l’autre.

Règle no 2: Déléguer et crisser patience

Lorsque je me charge d’une brassée de lavage pendant que ma blonde est au boulot et que j’étends un de ses chandails sur le « rack à linge » sans défroisser adéquatement les manches, elle ne me passera jamais la remarque comme si c’était une critique. Elle procédera avec délicatesse! (même si je ne comprends pas toujours du premier coup!)

De la même façon, si elle passe la tondeuse pendant l’été (Ben, oui! ==> Chez-nous, les tâches n’ont pas de sexe) en contournant le boyau d’arrosage plutôt qu’en le déplaçant, je ne vais pas l’écoeurer avec ça.

Ce que l’autre fait, il faut commencer par l’apprécier. S’il n’en fait pas suffisamment, il faut nommer le problème. S’il ne fait pas les choses à notre goût, il faut le dire, mais pas n’importe comment. Parce que se faire demander d’en faire plus et se faire critiquer par la suite, ça ne donne pas envie de recommencer.

À un moment donné, il faut apprendre à déléguer, mais aussi à crisser patience par la suite.

Règle no 3: Penser « équité » et non « égalité »

Oublions l’idée de séparer également les tâches ménagères. D’ailleurs, prenons le terme « tâches ménagères » au sens large pour que ça comprenne « toutes les tâches incontournables qui viennent avec le fait d’avoir une résidence »: Tâches ménagères, repas et lunchs, entretien extérieur, réparations, visite au garage, gestion des assurances, paiements de factures, lavage de la voiture, etc.

Je crois que c’est plus juste ainsi. Parce que je connais des gars qui n’ont jamais fait l’époussetage ni passé l’aspirateur, mais qui prennent congé pour aller au garage, qui gèrent les factures, qui entretiennent la piscine et le terrassement, qui font les repas autant que leur conjointe, qui vont à l’épicerie, etc.

Alors, je pense qu’il faut avoir une vision globale de toutes les tâches qui viennent avec la maison et de l’ensemble des responsabilités générées par une vie familiale.

La recherche de « l’égalité des tâches » m’apparaît comme une totale absurdité. Les chiffres nous démontrent que les gars en font moins que les filles, même s’ils en font plus qu’avant. Et puis après? À tout le moins, ça a un petit quelque chose de rassurant parce qu’il y a probablement plus de gars qui s’impliquent dans la maison et davantage de femmes qui expriment leur besoin et qui refusent de jouer à la ménagère et à la mère de famille qui doit tout prendre sur ses épaules.

Dans un monde idéal, est-ce qu’il faudrait calculer le nombre de tâches à faire et les séparer en deux pour que tout le monde soit parfaitement heureux? Je ne pense pas.

Pourquoi ne pas plutôt parler d’équité au lieu d’idéaliser ce que serait l’atteinte de l’égalité?

L’équité des responsabilités familiales et domestiques. Voilà.

On englobe au sens large ce qui a été énoncé précédemment on rajoute à ça tout le reste: Les devoirs des enfants, les rencontres de bulletins, les lifts, le magasinage, les rendez-vous médicaux, etc.

Séparer également?

Je dirais: Répartir équitablement, en fonction des capacités de chacun, de sa réalité professionnelle, de ses compétences et de ses champs d’intérêt en étant capable de s’adapter aux situations imprévues et d’en prendre parfois un peu plus qu’à l’habitude pour permettre à l’autre de respirer.

Ça oui!

Alors si on se parle en se disant les vraies affaires, qu’on délègue en acceptant que tout ne soit pas fait comme on l’aurait fait et que l’on parle plutôt d’équité que d’égalité, on devrait être plus heureux et avoir plus de temps pour s’obstiner sur l’argent, le sexe, l’éducation et la discipline des enfants puis sur la famille élargie!

C’est-tu pas merveilleux ça?

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3 réflexions au sujet de « ARRÊTE DE VOULOIR QUE TON CHUM EN FASSE AUTANT QUE TOI! »

  • 12 février 2017 à 23 h 08 min
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    Oh que j’aime ce que je viens de lire. Bravo. Je crois que c’est effectivement un bon point que de le voir de façon équitable et non égale. Dans un couple chacun a ses forces et ses limites. Il faut s’asseoir et discuter…. et surtout trouver une façon de fonctionner qui sera bonne pour les deux. Pourquoi s’entêter à faire comme les autres. Pourquoi ne pas simplement créer une façon de faire qui conviendra à la réalité familiale réelle et non viser une pseudo façon de faire parce que ça devrait être ainsi selon M. Untel et Madame Chose. Pensons autrement pour une vie familiale à notre image.

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    • 15 février 2017 à 5 h 02 min
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      Exact! Et ne pas présumer que l’autre devine nos besoins, nos exaspérations et qu’il est mal intentionné dans ses gestes. Parfois, d’un côté comme de l’autre, on pense bien faire alors que ça fait suer la personne que l’on aime.

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  • 15 février 2017 à 21 h 46 min
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    Trouver un terrain d’entente qui convient aux deux… les autres, ce qu’ils pensent ou disent… on s’en fout! Ici, quand l’homme fait de l’overtime, il a congé des tâches (qu’elles que ce soit)… je peux Vous garantir qu’il en fait à chaque semaine ah ah ah! Alors je gère seule ici, et le compte épargne conjoint grossit… win-win

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