CE QUE LES PÈRES NE SONT PLUS

En 2018, certains mythes perdurent toujours au sujet des pères. Mais, les papas d’aujourd’hui ont énormément changé comparativement à ceux des générations précédentes.

Quand les membres de l’équipe de Cascades m’ont approché pour me parler de leur intérêt à déboulonner certains de ces préjugés, je me suis tout de suite senti interpellé. À mes yeux, même si chaque père a ses caractéristiques propres et sa façon unique d’aborder sa paternité, lorsque je regarde autour de moi, je vois de grandes tendances fort positives qui me rendent extrêmement fier.

Donc, je pense qu’on peut maintenant affirmer que les pères ne sont plus…

DES PÈRES QUI SE FONT DIRE QUOI FAIRE

Nous comprenons tous, de plus en plus, qu’un père et une mère, ce n’est pas la même affaire et que tous les deux sont importants et complémentaires.

Même si un homme ne pourra jamais avoir la même proximité qu’une maman avec un nouveau-né (vivre une grossesse et donner naissance à un petit être vivant, c’est difficile à battre comme proximité!), les nouveaux pères prennent la place qui leur revient de plus en plus rapidement dans la vie de leurs enfants.

Les papas apprennent à se faire confiance et à suivre leur instinct. Ils se permettent de faire des erreurs et ne cherchent pas à se comparer ni à atteindre un niveau de perfection pour impressionner la galerie. En fait, lorsqu’ils se comparent entre eux, c’est surtout pour s’entraider et se partager leurs bons coups!

Si les pères s’impliquent plus rapidement, s’investissent à fond et ont gagné en assurance, c’est aussi en bonne partie parce que les femmes ont eu un lâcher-prise, ont accepté que tout ne soit pas fait à leur manière, ont bien voulu partager davantage les responsabilités et les ont laissés exercer une paternité pleinement assumée. Tout le monde y gagne!

DES PÈRES QUI ONT PEUR DES ÉMOTIONS

Pères ou pas, les hommes restent des hommes. Et, encore aujourd’hui, lorsqu’ils ont un motton dans la gorge, ils ont tendance à le ravaler pas mal plus longtemps que les femmes avant de laisser couler des larmes. Mais, les pères s’ouvrent, parlent, s’expriment et sont capables de mettre des mots sur ce qu’ils ressentent.

Ils ne disent plus à leurs enfants qu’ils ne doivent pas pleurer. Qu’ils doivent être forts. Toujours droits. Solides comme du roc. Les papas aident plutôt leur progéniture à comprendre ce qui se brasse dans leur petit cœur. À nommer les émotions, à les gérer, à trouver des solutions pour qu’ils se sentent mieux.

Ils ont vu leur père avoir de la difficulté à s’exprimer et, à leur tour, ont travaillé fort pour réussir à s’ouvrir davantage. Ils veulent que leurs enfants apprennent à le faire dès leur plus jeune âge. Qu’ils s’expriment, qu’ils comprennent ce qu’ils ressentent et qu’ils soient à l’écoute des émotions de leur entourage.

DES PÈRES QUI PRIORISENT LA RÉUSSITE PROFESSIONNELLE

Il y aura toujours des hommes et des femmes pour qui le travail occupe une place particulièrement importante. Cependant, les pères ne font plus passer le boulot avant la famille! D’ailleurs, 51% des pères seraient prêts à changer de travail si on leur offrait de meilleures perspectives de conciliation travail-famille. Un père sur trois accepterait même une diminution de salaire!

Aujourd’hui, la recherche de l’équilibre est d’une importance capitale. On veut s’épanouir au travail parce qu’on y passe beaucoup de temps, mais on accepte de moins en moins de le faire au détriment de la famille. Dans une situation de plein-emploi comme c’est le cas présentement au Québec, on peut penser que cette tendance continuera de s’accentuer et que les employeurs n’auront d’autre choix que de faciliter de plus en plus les obligations familiales des pères aux obligations professionnelles.

Source: www.tout-petits.org

DES PÈRES QUI CRIENT FORT EN REVENANT DE LA JOB

« Si t’écoutes pas, attends de voir ce qui va se passer quand ton père va arriver tantôt! »

Ce temps-là est révolu et la discipline est dorénavant un travail d’équipe. Après tout, nul besoin d’avoir des testicules pour appliquer des règles et un cadre de vie! Les pères ne symbolisent plus l’autorité suprême de la famille et n’ont plus la tâche ingrate de gronder et punir les enfants à répétition.

Aujourd’hui, les parents ont une vie professionnelle et sont conscients que leurs enfants passent beaucoup de temps à l’école ou à la garderie. Lorsqu’ils ont la chance d’être en famille, les pères comme les mères espèrent vivre des moments positifs. Personne ne veut jouer le rôle du méchant à temps plein.

Les parents sont plus heureux et les enfants aussi!

DES PÈRES ABSENTS

Ils sont présents à la maison, à l’école, chez le médecin, à la garderie, aux pratiques sportives, etc. Bref, ils s’impliquent dans toutes les sphères de vie de leurs enfants.

Les préjugés sur les papas, il faut les démystifier et les combattre.

Les pères sont bien là.

Ils se donnent, s’investissent, s’amusent, se trompent, se questionnent, se roulent par terre, soignent des bobos, se chamaillent, racontent, écoutent, puis recommencent.

Ils sont là. Fiers d’eux. Et en tant que société, nous devons aussi être fiers d’avoir des pères qui sont maintenant impliqués à ce point.

* Cet article a été fièrement rédigé en partenariat avec Cascades. Les opinions émises sont les miennes. 

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