Sauter dans le vide pour son enfant

Lorsque mon deuxième garçon est venu au monde, j’ai compris après quelques mois qu’il aurait une vie parsemée de défis. Je ne savais toutefois pas quelle serait l’étendue de ces défis ni jusqu’où ils me mèneraient.

Une prise de conscience

Il y a quelques semaines, je le regardais aller en l’imaginant faire son entrée dans le milieu scolaire. Conscient de ses différences, de ses crises d’épilepsie quotidiennes, de sa démarche chambranlante, de son langage très limité, de son retard de développement important qui se dirige presqu’inévitablement vers un diagnostic de déficience intellectuelle, je me suis dit que les prochaines années seraient de plus en plus lourdes à porter pour toute la famille.

Je me doutais que cette prise de conscience arriverait un jour ou l’autre.

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Il devait revenir de l’école, mais il n’arrivait pas

 

 

 

 

 

 

 

15 h 08. Du lundi au vendredi, l’autobus numéro 81 arrête au coin de ma rue, à quelques mètres de la maison, pour faire descendre les enfants du primaire. Mon garçon de maternelle en fait partie.

Souvent, je travaille à domicile; mon bureau est au sous-sol. Donc juste avant qu’il n’arrive, je monte et m’installe sur le balcon pour l’accueillir.

Il n’était pas là

C’était un mardi. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais au téléphone et j’ai quitté le bureau 2 ou 3 minutes plus tard qu’à la normale. Par la fenêtre, j’ai vu l’autobus jaune au bout de la rue qui s’éloignait comme il le fait chaque jour.

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Crédits photo: Flickr, Julie Falk

Cette peur que mes enfants ne respirent plus

 

 

Chaque soir, avant de sauter dans mon lit, je passe faire un tour dans la chambre à coucher de mes deux garçons. Toujours dans le même ordre : le plus jeune en premier, puis mon grand par la suite. C’est si agréable de voir ces tornades sur pattes prendre un temps de repos!

Parfois, je dépose un bisou sur leur petit coco, d’autres fois je leur caresse subtilement les cheveux. Mais, en tout temps, je vérifie une chose : s’ils respirent!

Oui, voilà ma plus grande peur de papa!

Si je vais dans leur chambre, c’est pour les admirer, mais aussi pour me rassurer.

C’est un peu fou, mais depuis qu’ils sont au monde, j’ai toujours peur qu’ils arrêtent de respirer dans leur sommeil. Cette crainte me hante moins qu’avant, mais elle est toujours quelque part au fin fond de ma tête et j’ai besoin de vérifier, soir après soir, que le bedon de chacun gonfle, puis dégonfle.

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Être différent, c’est cool!

 

 

 

Les enfants sont parfois beaucoup plus tolérants et ouverts d’esprit que nous, les adultes. Nous devrions nous inspirer de certaines de leurs réactions…

En fin de semaine, mon plus vieux (qui vient tout juste d’avoir 6 ans) participait à une activité spéciale de bricolage organisée par la municipalité. Au retour, nous avons eu cet échange dans l’auto :

– Moi : « Ça a bien été? »
– Grand Fils : « Oui, papa, j’ai aimé ça! Et sais-tu quoi? Il y avait un enfant différent. Il était handicapé, en fauteuil roulant. »
– Moi : « Good! Il faisait les activités avec vous? »
– Grand Fils : « Oui, et il était chanceux, il avait une éducatrice avec lui. En plus là, il était full bon. Vraiment, l’éducatrice elle l’aidait un peu, il était full bon! »
– Moi : « Super ça! Est-ce qu’il pouvait parler? »
– Grand Fils : « Oui, mais pas avec des mots. Il faisait juste des sons. Sauf que quand il faisait ses sons, ça voulait dire quelque chose. Il fallait juste comprendre quoi… »
– Moi : « Wow! Parfait! »
[Silence]
– Grand Fils : « J’aime ça les gens différents moi. C’est cool! Il faut comme juste essayer de les comprendre pour pouvoir les aider. Mais, c’est cool! »

 

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On a vraiment fait ÇA un dimanche après-midi

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Normalement, c’est le type de plan que ma conjointe assume, mais dans lequel je n’embarque pas du tout. Ça va totalement à l’encontre de mes habitudes d’oser faire quelque chose comme ça!

En fin de semaine, je me suis laissé prendre. J’ai résisté quelques secondes, j’ai réfléchi de façon superficielle (en fait, j’ai cessé de réfléchir juste au moment où j’étais sur le point d’avoir des arguments pour refuser la proposition), puis j’ai succombé : « D’accord! Je vais faire une sieste moi aussi. »

Dormir un dimanche après-midi, vraiment?

Mes enfants auront 4 ans et 6 ans cette semaine. Ils ont encore besoin de faire des siestes (la fin de semaine pour le plus grand). Ma conjointe se couche régulièrement avec le petit pour récupérer pendant 60 à 90 minutes le samedi et le dimanche. De mon côté, j’en profite habituellement pour me détendre ou pour avancer différents petits projets.

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