BESOINS PARTICULIERS ET MALADIES: COMMENT NOUS RÉUSSISSONS À VOYAGER?

Nous sommes de retour d’une semaine en République dominicaine.  Pourtant, il y a un mois, mon plus jeune, qui a de nombreux problèmes de santé (épilepsie non-contrôlée, déficience intellectuelle, dysphagie, ataxie, TDAH, etc.), était aux soins intensifs, au CHU Sainte-Justine.

Malgré cela, nous avons une fois de plus gagné notre pari et n’avons pas regretté d’être partis avec eux!

UNE PRÉPARATION STRATÉGIQUE

J’ai rédigé le présent texte initialement en 2018, mais nous avons répété l’expérience avec succès depuis.

De nombreux parents disent « admirer » ceux qui osent quitter le pays avec de jeunes enfants.

Personnellement, je n’ai jamais craint de voyager avec mes enfants. Je vous dirais même que je considère essentiel de leur faire voir le monde autant que possible.

De plus, fait surprenant, je dois vous avouer que ma conjointe et moi trouvons Mini beaucoup plus facile à « gérer » à l’extérieur de la maison: il s’adapte très bien aux nouveaux environnements, il adore voyager et vivre différentes expériences avec nous et cela nous donne une pause des comportements répétitifs qu’il reproduit constamment à la maison ( « flusher » la toilette, grimper partout, salir les meubles et les fenêtres, etc.).

Évidemment, voyager avec de jeunes enfants demande de la planification (vous pouvez trouver plein d’articles sur Internet gorgés de trucs pour parvenir à vivre d’agréables séjours sans vous arracher les cheveux).  Mais vous comprendrez que lorsque l’un des enfants a des problèmes de santé, le défi devient d’autant plus important.

Mais, c’est possible et je vais vous expliquer comment nous procédons!

On approche!

Choisir l’endroit

De notre côté, pour l’instant, nous optons pour des « tout-inclus ». Évidemment, ce n’est pas une formule dans laquelle nous partons énormément à l’aventure, mais nous réussissons toujours à faire une activité/excursion pour sortir du « resort ». Plus tard, nous redeviendrons un peu plus « explorateurs »!

Pour choisir notre lieu de séjour, nous commençons par cibler un pays. Puis, nous déterminons dans quel coin de ce pays nous aimerions aller. Par la suite, avant même de regarder les hôtels potentiels, nous faisons des recherches sur les hôpitaux et les cliniques médicales.

Oui, nous magasinons les hôpitaux et les cliniques avant les resorts! Une bonne part du mérite revient à ma femme là-dessus, je vous l’avoue.

Une fois que nous savons où se situent les services de santé fiables, nous commençons à fouiller pour trouver un hôtel à proximité, accueillant pour une petite famille comme la nôtre.

Puisque Mini a une poussette adaptée et a une capacité physique sous la moyenne, nous essayons d’aller dans des endroits où les distances à parcourir à pieds ne sont pas trop imposantes.

Considérant sa déficience intellectuelle et son TDAH, avoir une plage où nous pouvons être assez près de l’eau est toujours gagnant puisque ça lui évite de trop se promener et de partir dans tous les sens.

Il est donc plus facile pour nous de se créer un petit coin pour l’encadrer (nous sommes des pros pour délimiter un espace avec des chaises-longues, tout en étant bien orientés par rapport au soleil!).

Shops des locaux le long de la plage

Être bien protégés

Comme n’importe qui, nous nous assurons lorsque nous partons en voyage. Cependant, presque toute assurance a des clauses en ce qui a trait aux troubles médicaux préexistants. Assurez-vous de contacter votre fournisseur pour mieux comprendre les troubles médicaux préexistants et comment ils peuvent influencer votre couverture.

Dans le cas de Mini, la plupart de ses problèmes de santé sont stables, exception faite de son épilepsie puisque nous modifions régulièrement sa médication, sans véritable succès toutefois.

En plus de la protection de base que nous avons avec notre carte de crédit, nous assurons notre famille avec une police supplémentaire chez iA Groupe Financier.  Nous sommes assurés là depuis plus de 10 ans et iA offre l’assurance voyage de TuGo, ce qui fait toute la différence et nous permet de partir l’esprit tranquille.

D’ailleurs, avant de tout remettre entre les mains d’une assurance voyage incluse avec votre carte de crédit ou avec une assurance collective du travail, vérifiez adéquatement les clauses! Chez iA, je crois que vous obtiendrez une couverture complète et vous ne devriez manquer de rien.

Pour revenir à Mini, contrairement à ce que l’on pourrait penser, son assurance n’est pas plus dispendieuse qu’une autre. L’assureur demande une période de stabilité raisonnable avant le départ, ce qui est fort rassurant pour nous.

Nous avons aussi une assurance annulation de voyage, ce qui nous sécurise, surtout lorsque nous faisons l’achat du forfait plusieurs mois à l’avance. Disons que ça peut éviter de perdre un gros montant d’argent en cas de pépin.

Finalement, je fais souvent une démarche avec l’Office du tourisme du pays où nous nous dirigeons, au Québec. Cela me permet de vérifier toutes les informations de base, en ayant un service en français. À plusieurs reprises, ils ont pris le temps de communiquer avec l’hôtel où nous nous dirigions.

Nous sommes même déjà arrivés dans un resort, au Mexique, avec un papier du médecin qui nous attendait sur notre porte de chambre. Ce dernier nous avisait qu’il était au courant de notre situation, qu’il était sur place et qu’il souhaitait nous voir à notre arrivée pour prendre connaissance de l’état de santé de Mini et pour voir si nous avions fait bonne route.

Et, non, il n’y avait pas de facture au bout de ça!

Alors oui, c’est possible de partir l’esprit en paix, si on planifie adéquatement.

Le travail avec notre équipe médicale

Avant de partir, nous discutons avec tous les spécialistes de Mini. Ils savent donc que nous prévoyons quitter le pays, ils nous font leurs recommandations et nous prescrivent les médicaments nécessaires au cas où certains problèmes spécifiques à Mini surviendraient (en cas de crise d’épilepsie prolongée, en cas de pneumonie due à une aspiration de liquides infectieux, etc.).

Nous avons donc une valise réservée exclusivement à la condition de santé de Mini : Les médicaments habituels, les « au cas où », les compotes pour prendre tout ça, etc. Évidemment, celle-ci nous suit dans l’avion et partout où nous allons. Cette année, nous en avions pour 7,6 kilos!

Jamais cela ne nous a causé problème au moment de franchir les douanes, que ce soit aux États-Unis, au Mexique, à Cuba ou en République dominicaine. Mais, je vous garantie que cette valise est aussi précieuse à nos yeux que nos passeports!

Nos spécialistes sont tellement dans le coup qu’il nous est même déjà arrivé d’ajuster un médicament à distance, avec notre pédiatre. Celui-ci savait que nous étions à l’extérieur du pays et, en quelques secondes, nous avons réussi à l’avoir au bout du fil, dans le lobby de notre hôtel!

L’IMPORTANCE DE VOYAGER

Voyager nous permet de décrocher, de délaisser la routine, de vivre des moments positifs en famille. C’est pourquoi, chaque année, nous faisons des efforts pour mettre un peu d’argent de côté afin de réussir à partir une semaine, tous ensemble.

Il s’agit peut-être aussi d’un moyen de nous prouver à nous-mêmes que nous sommes capables d’avoir une vie « normale », malgré les épreuves.

Dans la même optique, nous faisons plusieurs sorties tout au long de l’année (au Québec) et nous nous efforçons de ne jamais nous empêcher de sortir en raison de la condition de notre plus jeune.

Le quotidien est déjà difficile, si nous décidions de nous refermer sur nous-mêmes et de rester à la maison, je ne sais pas comment nous en sortirions vivants!

Donc, oui, voyager est possible si on le veut vraiment.

Même avec un enfant qui a des besoins particuliers!

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Une réflexion au sujet de « BESOINS PARTICULIERS ET MALADIES: COMMENT NOUS RÉUSSISSONS À VOYAGER? »

  • 15 mars 2018 à 20 h 53 min
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    Application tripwise pour trouver un hôpital/clinique et avoir la traduction de certains mots essentiels dans la bonne langue

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