BESOINS PARTICULIERS: COMMENT NOUS RÉUSSISSONS À VOYAGER?

Nous sommes de retour d’une semaine en République dominicaine. Comme c’est le cas à chaque fois, nos deux enfants (5 et 7 ans) nous ont accompagnés. Pourtant, il y a un mois, mon plus jeune, qui a de nombreux problèmes de santé (épilepsie non-contrôlée, déficience intellectuelle, dysphagie, ataxie, TDAH, etc.), était aux soins intensifs, au CHU Sainte-Justine.

Malgré cela, nous avons une fois de plus gagné notre pari et n’avons pas regretté d’être partis avec eux!

Une préparation stratégique

De nombreux parents disent « admirer » ceux qui osent quitter le pays avec de jeunes enfants. Personnellement, je n’ai jamais craint de voyager avec mes enfants. Je vous dirais même que je considère essentiel de leur faire voir le monde autant que possible. De plus, fait surprenant, je dois vous avouer que ma conjointe et moi trouvons Mini beaucoup plus facile à « gérer » à l’extérieur de la maison : Il s’adapte très bien aux nouveaux environnements, il adore voyager et vivre différentes expériences avec nous et cela nous donne une pause des comportements répétitifs qu’il reproduit constamment à la maison ( « flusher » la toilette, grimper partout, salir les meubles et les fenêtres, etc.).

Évidemment, voyager avec de jeunes enfants demande de la planification (vous pouvez trouver plein d’articles sur Internet gorgés de trucs pour parvenir à vivre d’agréables séjours sans vous arracher les cheveux).  Mais vous comprendrez que lorsque l’un des enfants a des problèmes de santé, le défi devient d’autant plus important.

Mais, c’est possible et je vais vous expliquer comment nous procédons!

On approche!

Choisir l’endroit

De notre côté, pour l’instant, nous optons pour des « tout-inclus ». Évidemment, ce n’est pas une formule dans laquelle nous partons énormément à l’aventure, mais nous réussissons toujours à faire une activité/excursion pour sortir du « resort ». Plus tard, nous redeviendrons un peu plus « explorateurs »!

Pour choisir notre lieu de séjour, nous commençons par cibler un pays. Puis, nous déterminons dans quel coin de ce pays nous aimerions aller. Par la suite, avant même de regarder les hôtels potentiels, nous faisons des recherches sur les hôpitaux et les cliniques médicales.

Oui, nous magasinons les hôpitaux et les cliniques avant les resorts! Une bonne part du mérite revient à ma femme là-dessus, je vous l’avoue.

Une fois que nous savons où se situent les services de santé fiables, nous commençons à fouiller pour trouver un hôtel à proximité, accueillant pour une petite famille comme la nôtre. Puisque Mini a une poussette adaptée et a une capacité physique sous la moyenne, nous essayons d’aller dans des endroits où les distances à parcourir à pieds ne sont pas trop imposantes. Considérant sa déficience intellectuelle et son TDAH, avoir une plage où nous pouvons être assez près de l’eau est toujours gagnant puisque ça lui évite de trop se promener et de partir dans tous les sens. Il est donc plus facile pour nous de se créer un petit coin pour l’encadrer (nous sommes des pros pour délimiter un espace avec des chaises-longues, tout en étant bien orientés par rapport au soleil!).

Shops des locaux le long de la plage

Être bien protégés

Comme n’importe qui, nous nous assurons lorsque nous partons en voyage. Cependant, presque toutes les assurances ont des clauses en ce qui a trait aux problématiques de santé connues, demandant la plupart du temps une stabilité de trois à six mois avant le départ (pas de consultation médicale pour le problème, pas de changement de médication, etc.). Dans le cas de Mini, c’est pratiquement impossible à respecter. Cependant, la plupart de ses problèmes de santé sont stables, exception faite de son épilepsie puisque nous modifions régulièrement sa médication, sans véritable succès toutefois.

Nous l’assurons donc tout comme nous, avec notre assureur « standard », mais lui procurons une police supplémentaire ailleurs. Certaines compagnies offrent de telles possibilités, mais il faut chercher. Les groupes de parents ayant des enfants à besoins particuliers sont bien utiles (merci Facebook!). Quant à nous, nous avons opté pour TUGO et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas plus cher qu’une assurance standard. L’assureur demande une stabilité de trois jours avant le départ, ce qui est fort rassurant pour nous.

Il nous arrive aussi parfois de prendre une assurance-annulation de voyage, surtout lorsque nous faisons l’achat du forfait plusieurs mois à l’avance. Il faut toujours vérifier les clauses, mais certaines agences vendent cette assurance et nous permettent d’annuler pratiquement pour n’importe quelle raison. Ce n’est pas donné, mais en cas de doute, ça peut être rassurant.

Finalement, je fais toujours une démarche avec l’office du tourisme du pays où nous nous dirigeons, au Québec. Cela me permet de vérifier toutes les informations de base, en ayant un service en français. À plusieurs reprises, ils ont même pris le temps de communiquer avec l’hôtel où nous nous dirigions.

Nous sommes même déjà arrivés dans un resort, au Mexique, avec un papier du médecin qui nos attendait sur notre porte de chambre. Ce dernier nous avisait qu’il était au courant de notre situation, qu’il était sur place et qu’il souhaitait nous voir à notre arrivée pour prendre connaissance de l’état de santé de Mini et pour voir si nous avions fait bonne route.

Alors oui, c’est possible de partir l’esprit en paix, si on planifie adéquatement!

Une réflexion au sujet de « BESOINS PARTICULIERS: COMMENT NOUS RÉUSSISSONS À VOYAGER? »

  • 15 mars 2018 à 20 h 53 min
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    Application tripwise pour trouver un hôpital/clinique et avoir la traduction de certains mots essentiels dans la bonne langue

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